25.02.2007

ça s'agite encore chez les fachos de gauche !

On n'est pas encore affranchi de nos petits nazillons rougeots !!!!!

 Ils semblent sévir depuis des forums québecois pour continuer une lutte anarchique !

12.06.2006

Le combat continue

Forum participatif, véritable cahier de doléances des étudiants qui veulent que la fac change

Bonjour à toutes et à tous,
Ce blog est un véritable cahier de doléances pour receuillir tous vos avis et recommandations sur notre système universitaire. La crise du CPE a révélé de gros dysfonctionnements dans nos universités, pourtant depuis la fin du CPE on entend plus rien sur la fac, à croire que tous les problèmes ont disparu avec la mort de ce contrat.
Ce blog est donc le vôtre pour dire tout ce vous avez à dire sur la fac et pour essayer de faire bouger les choses surtout lorsqu'on sait que la première université francaise (Paris VI) se classe seulement en 46ème place au rang mondial. La colonne de gauche de ce site mentionne les principaux débats en cours, réagissez et proposez d'autres axes de réflexion.
Une synthèse de tous ces débats sera remise à la commission installée par le Gouvernement à la suite de la crise du CPE ainsi qu'à tous les dirigeants des partis politiques. Les passages les plus pertinents de vos commentaires seront affichés sur le site.

05.06.2006

Elle est belle la gauche...

M. Jean-Christophe CAMBADELIS, député (PS) de Paris, a été condamné vendredi à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende, dans l’affaire des emplois fictifs de la Mnef par la 11 chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Mme Marie-France LAVARINI vice-présidente de TBWACorporata, ancienne collaboratrice de
MM. Lionel JOSPIN et Claude ALLEGRE au ministère de l’Education nationale et de M. Raymond
FORNI à la présidence de flAssemblée nationale, a été condamnée à quatre mois
d’emprisonnement avec sursis
Concernant les ex-dirigeants de la mutuelle étudiante, le tribunal a condamné l’ancien directeur général Olivier SPITHAKIS à deux ans avec sursis ainsi que 50 000 euros d’amende, et l’ancien président Jean-Michel GROSZ à deux ans avec sursis et 1 50 000 euros d’amende.
La peine infligée à M. CAMBADELIS ne comporte pas d’inéligibilité et est amnistiable. Huit mois d’emprisonnement avec sursis et 50000 euros d’amende - sans peine d’inéligibilité - avaient été requis à l’encontre de l’élu parisien, convaincu d’avoir touché de 1991 à 1995 620 000 F (94 500 euros) d’une filiale de la Mnef.
Le tribunal a suivi les réquisitions en ce qui concerne Mme LAVARINI qui, contrairement à M. CAMBADELIS, avait reconnu avoir reçu 397 000 F (60 000 euros) entre 1990 et 1993 sans exercer d’activité à la Mnef. Elle a tout remboursé, frais compris.
La peine la plus forte avait été demandée contre M. Jean-Michel GROSZ : trois ans d’emprisonnement avec sursis, 1 50 000 euros d’amende et trois ans d’interdiction des droits civiques. Trois ans avec sursis, 50 000 euros d’amende et trois ans d’interdiction des droits civiques avaient été réclamés contre M. Olivier SPITHAKIS, soupçonné d’embaucher directement les bénéficiaires d’emplois fictifs.
En tout, 27 prévenus avaient comparu durant tout le mois de mars: 24 anciens dirigeants de la mutuelle étudiante ou bénéficiaires présumés d’emplois fictifs, et cinq personnes morales, syndicats ou associations accusés d’avoir fait rémunérer des permanents par la Mnef.
Le tribunal a prononcé sept relaxes dont une en faveur du syndicat étudiant Unef-ID. Parmi les
autres personnes morales poursuivies, la fédération CFDT de la protection sociale et la fédération
Force ouvrière des employés et cadres ont été condamnées à 15 000 euros d’amende avec sursis.
L’association SOS Racisme a écopé de 5000 euros d’amende avec sursis.

01.06.2006

Le «ségolisme», cache-misère de la panne idéologique de la gauche

C'est en lisant de tels articles, pointus et justes, que l'on attend avec impatience qu'une voix s'élève dans cette cacophonie de présidentiables. Une voix neuve, une voix populaire, la voix de la France et de l'interêt général.
 
 
 
Alain Etchegoyen*
Le Figaro du 30 mai 2006, (Rubrique Opinions)

Sarko/Sego : de Séguéla à Ségolène

 

Les Séguéla de Ségolène disent ségolisme. Mais le mot ne fait pas la chose, ni la dénomination un contenu. Les sondages portent sur la personne de Ségolène Royal. On ne sait pas encore si le ségolisme désignera, pour les historiens, un mystérieux engouement éphémère, la fascination pour la page blanche ou une nouvelle méthode d'accession au pouvoir. Je ne crois pas aux hypothèses les plus courantes : les Français auraient besoin de changement, d'une personne neuve et d'une femme. Enarque, enfermée dans le milieu politique depuis vingt-cinq ans, sans aucune autre expérience professionnelle ou sociale, Ségolène Royal n'évoque guère le refrain de la fameuse chanson Elle est d'ailleurs. Nous sommes donc face à une contradiction flagrante : «radicalement nouvelle», écrit James Straub dans le New York Times. Néanmoins, la situation présente ne permet plus la simple critique psychologique d'une personne, ni un jugement sommaire fondé sur des procès d'intention.

La place de Ségolène Royal dans la course aux candidatures constitue un symptôme : il exprime le mauvais état de nos institutions et la faiblesse de notre vie démocratique. Je vois trois raisons principales à cet emballement : la dégradation de la fonction présidentielle ; la difficulté à résoudre les compétitions dans chaque camp ; enfin, le rôle spécifique de la bulle médiatique aujourd'hui.
 
Il n'est pas étonnant que Nicolas Sarkozy comme Dominique Strauss-Kahn insistent tant sur le rôle du président. Les Français étaient en train de l'oublier. La difficile fin de règne de Jacques Chirac, la pitoyable allocution du 31 mars et la perte du sens dans la politique menée obèrent ce qu'est en droit et ce que devrait être en fait la fonction présidentielle. De Gaulle était obsédé par la qualité et l'identité de la présidence. Rappelons-nous qu'il avait interdit à ses partisans d'attaquer Mitterrand entre les deux tours de 1965 sur les affaires – notamment sur l'attentat de l'Observatoire, en invoquant un argument définitif : «Mitterrand pourrait être élu ; il ne faut disqualifier la fonction.» En engageant sa responsabilité dans les scrutins décisifs et en quittant le pouvoir lors du référendum perdu de 1969, de Gaulle traçait une voie. Quoi qu'on pense de ses successeurs, ils préférèrent porter ses habits, quelque définitives qu'aient pu être leurs critiques antérieures sur le régime présidentiel. Imaginons, en 1980, François Mitterrand devant son ordinateur, avec un blog qui lui permettrait de savoir si oui ou non les Français souhaitent que leur prochain président abolisse la peine de mort ! Mais l'Elysée s'abîme de jour en jour. La fonction présidentielle s'exténue dans des affaires sordides. Le président s'absente. Et, dans une époque caractérisée par la nostalgie et l'amnésie, nos institutions perdent leur sens, entraînant avec elle une vacuité politique très dangereuse.
 
Tout a changé : trois défaites électorales cinglantes – dont un référendum décisif sur l'Europe – ont déplacé le rôle du président. Celui qui doit être un chef, entraîner le pays, lui proposer une vision et donner du sens à la politique, louvoie entre des rôles qu'on ne parvient plus à identifier. Ségolène Royal fait son miel de cette situation. L'état de l'Elysée laisse penser que son occupant n'a plus besoin d'avoir la même dimension. Un candidat peut compter sur Internet pour trouver des idées. Mes idées sont les vôtres, vos idées sont les miennes... La consécration médiatique peut se substituer au vote des militants. Les sondages ne réfléchissent que comme des miroirs. Le tain remplace la vision. Les atouts périphériques (femme, jeune, maman) se substituent à l'essentiel. Pour une gauche historiquement avide de contenus, de projets, de programmes et de propositions, la situation est désespérante.
 
La seconde raison réside dans une difficulté propre à la plupart de nos démocraties européennes : elles peinent à résoudre les conflits de personne internes à chaque grand parti. Entre majorité et opposition, gauche et droite, le suffrage universel est la clef du dénouement. Il tranche, sans fraude. A l'intérieur de chaque camp, deux voies sont ouvertes. La voie de l'ombre, celle des affaires, du recours judiciaire, c'est aujourd'hui l'affaire Clearstream. L'autre voie, voie «royale», devient celle des sondages, de l'opinion, de l'engouement médiatique. Dans le premier cas, également utilisé par les socialistes lors de l'affaire Urba, la rumeur, la justice ou le soupçon disqualifient. Dans le second, il se produit un effet boule de neige qui induit une spirale ascensionnelle. On n'oublie jamais ses premiers amis, ni ses premiers alliés : il convient donc de faire allégeance pour prendre date. Les mobiles ne sont pas seulement sordides : des hommes et femmes de gauche ont envie de gagner. Ils ne se préoccupent pas encore de réussir. Face à une droite déchirée et mal en point, ils ne voudraient pas gâcher une telle occasion.
 
Mais tout se concentre sur la troisième raison, la bulle médiatique qui se déduit des deux premières. L'expression bulle médiatique n'est pas toute faite, déjà là : elle s'adapte bien à la situation présente. Ségolène Royal effectue depuis dix ans un remarquable travail sur son image, physique, psychologique et politique. On ne saurait le lui reprocher un travail de communication puisque, après tout, «rendre commun» constitue l'un des rôles du politique. Mais l'image, c'est autre chose. Conçue comme une fin, elle implique des comportements incompatibles avec l'enjeu politique que représente une élection présidentielle : refus des débats contradictoires, refus des invitations à des émissions dangereuses, quasi absence lors des réunions socialistes sur l'économie ou l'éducation. Le mot de bulle convient bien : nous aimons tous les bulles, leur élégance, leur magie et leur légèreté. Mais les bulles vivent une vie éphémère : elles éclatent dès qu'elles sont en contact. Et il arrive toujours un moment où l'air du temps ne parvient plus à les maintenir dans leur élément aérien.
 
Evidemment, face à cette situation, les socialistes enragent, plus que la droite, car Nicolas Sarkozy doit rêver d'une débat du second tour avec Ségolène Royal. Mais ils savent aussi que la faiblesse de leurs propositions actuelles et le surréalisme de certains accords obtenus au Mans (renationalisation d'EDF et suppression de la réforme des retraites) entretiennent l'effervescence médiatique.
 
Comme l'a très bien démontré Bernard Manin (1), nous sommes passés en deux siècles d'une démocratie des notables à une démocratie des partis, pour aboutir aujourd'hui à une démocratie du public. Donc, le danger n'est pas inexistant. Les figures peuvent se substituer aux idées. Surtout quand l'opinion ne perçoit pas cette figure comme une figure imposée.
 
* Philosophe, ancien commissaire au Plan, auteur de Votre devoir est de vous taire (L'Archipel, 262 p., 18,95 €).
 
(1) Principes du gouvernement représentatif (Champs-Flammarion).

16.05.2006

T'AS DEBLOQUE, T'ES INVITE !!!!!

Le collectif SOS FACS BLOQUEES, vous invite à la soirée privée ANTI-BLOCAGE Jeudi 18 MAI à partir de 23h aux Planches à Paris.

L'entrée sera gratuite pour tous les anti-bloqueurs.

Venez donc nombreux fêter le déblocage des facs et la reprise des cours Jeudi 18 MAI à partir de 23h aux Planches!!

Cet instant convivial sera l'occasion pour nous d'échanger et de poursuivre notre engagement citoyen dans les facs.

Vous souhaitez vous inscrire (inscription obligatoire) à la soirée, cliquez ici et pensez aussi à inscrire vos ami-e-s.

mail: sosfacsbloquees[@]hotmail.fr !! enlever les crochets

27.04.2006

Des étudiants interdits d'accès à la Sorbonne après la lutte du CPE

    AFP - Des étudiants de la Sorbonne, soupçonnés de dégradations lors du conflit du CPE (contrat première embauche), ont été interdits d'entrée dans l'université, a annoncé mercredi le rectorat de Paris, accusé par le syndicat étudiant Unef d'avoir établi une "liste noire".

   "Le recteur a décidé d'interdire l'entrée de la Sorbonne à une poignée d'étudiants, moins de cinq, qui ont été reconnus comme s'étant livrées à des destructions durant l'occupation des locaux pendant le (mouvement de protestation contre le) CPE" a annoncé à l'AFP le directeur de cabinet du recteur.

   Ces étudiants sont "jusqu'à nouvel ordre persona non grata dans l'université. L'entrée leur est refusée par les gardiens" a-t-on précisé de même source.

   Selon l'Unef, qui a donné l'alerte sur cette situation, il s'agit d'une "liste noire d'étudiants qui ont organisé des AG contre le CPE".

   "Alors que la plupart des cours ont repris à la Sorbonne, certains étudiants se sont vus interdire l'accès de leur université pour assister à leurs cours. Leur seul tort, avoir participé à la mobilisation contre le CPE et notamment aux assemblées générales", a déploré le syndicat étudiant.

   "Ces pratiques d'un autre temps sont illégales et scandaleuses. On ne peut pas interdire à un étudiant d'assister à ses cours sous prétexte qu'il a participé à une grève", a ajouté le syndicat qui "condamne ces pratiques et demande au rectorat de les faire cesser".

  

26.04.2006

Pourquoi les entreprises hésitent à embaucher les diplômés de l'université

 
 
 

 Par Cécilia Gabizon

Le Figaro du 26 avril 2006, (Rubrique France)

Si les dirigeants des grands groupes, qui sortent souvent des grandes écoles, recrutent surtout parmi leurs pairs, les patrons de PME donnent plus volontiers leur chance aux titulaires d'un cursus universitaire.
 
«UN THÉSARD n'a pratiquement aucune chance d'être embauché chez Indo-Suez», annonce Stéphane Randretsa, qui dirige les ressources humaines de cette entreprise de BTP de 13 000 personnes. «C'est un profil qui fait peur.» A tort ou à raison, «les entreprises n'ont guère besoin de s'interroger», poursuit Daniel Croquette, délégué général de l'association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel (ANDCP). Dans un marché de l'emploi dépressif, elles exigent et recrutent «des débutants avec au minimum trois ans d'expérience». Les grands groupes sélectionnent des candidats qu'ils n'auront pas besoin de former, embauchent en priorité des diplômés des grandes écoles, des BTS, des IUT ou encore des jeunes en contrat de qualification ou en apprentissage en alternance.
 
«Vrai décalage»
 
Les formations techniques de l'université sont également cotées, comme la médecine, l'informatique, les statistiques ou l'électronique... En revanche, les humanités, «toutes ces filières qui n'offrent pas une compétence transposable dans le monde du travail», ne sont guère recherchées, explique Daniel Croquette. L'idée qu'une solide culture permettrait de traverser les années, tandis qu'une formation trop pointue serait vite obsolète, fait sourire les chefs d'entreprise. «Il faut bien une clé d'entrée, même si les métiers évoluent», tranche ce responsable.
 
Si l'université ne sélectionne pas, les entreprises, elles, classent les formations universitaires. Un diplôme d'économie de Toulouse n'a pas la même valeur que celui de Nanterre. Hors des formations renommées, les DRH regardent les universitaires et leurs cursus à rallonge avec circonspection. Elles redoutent de les embaucher, car «il y a un vrai décalage, une frustration à gérer», explique Marie-Paule Istria, de MPI conseil. Les jeunes revendiquent leur bac+ 5, tandis que les entreprises considèrent souvent ces longues études «comme une sorte de chômage caché, une fuite en avant», explique la consultante. Plutôt que des intellectuels venus d'un monde qu'ils croient hostiles au business, les chefs préfèrent «se coopter». Les dirigeants, qui sortent souvent des grandes écoles, recrutent surtout parmi leurs pairs.
 
A l'inverse, les PME, qui cherchent des leaders capables de développer leur activité, seraient prêtes à embaucher des diplômés de l'université... mais «manquent de candidatures», assure Françoise Cocuelle, présidente du Centre des jeunes dirigeants de PME (CJD). «Les jeunes diplômés ne nous connaissent pas. Ils préfèrent les grandes entreprises pour leur CE, la participation aux bénéfices, le plan de carrière», détaille la dirigeante.
 
Pour les attirer, le CJD s'est adressé aux universités et propose un concours par équipe à leurs étudiants. «La rencontre est fructueuse.» Pour rapprocher l'université des entreprises, Françoise Cocuelle propose d'effectuer la dernière année d'études en alternance.
 
Mais si l'université doit, selon les entrepreneurs, s'adapter, ce sont bien les besoins qui feront les embauches, quel que soit le diplôme. Dans les métiers de service, comme l'hôtellerie, Accor recrute déjà des universitaires, à condition qu'ils soient motivés, assure Olivier Dupretz, directeur de l'emploi France. Ils sont ensuite formés dans les hôtels. Anticipant une pénurie de cadres, Pascal Bernard, DRH d'Eau de Paris, assure que «la bataille pour les potentiels a déjà commencé. Les entreprises mettent en place du transfert, du coaching, pour former des gens». Un informaticien recruté aujourd'hui gagne plus que son collègue embauché par la même société il y a cinq ans. Devenus rares, les as des circuits sont à nouveau chers. Qu'ils sortent de l'université ou pas.